Le phénomène énantiodromique

Un lapin !?, un canard !?, un lapin canard ! ou bien serait-ce l’inverse ?

 

« Pour comprendre une chose complètement, il faut la regarder d’un œil d’amour et d’un œil de haine. » Nietzsche

 

Il est toujours curieux de constater que ce à quoi on s’oppose avec le plus de force et que l’on considère comme le plus infâme, le plus honteux, est souvent, ironie du sort, ce qui nous concerne le plus intimement.

Nous avons tous remarqué comment par exemple le militant « antifa » tombe dans la haine et la violence qu’il dénonce en combattant son ennemi d’ultra-droite, ou encore le militant vegan qui en voulant dénoncer la violence faite aux animaux s’attaque aux boucheries avec rage et violence.

Ces militants argueront que pour vaincre ses ennemis et faire triompher leur cause, la fin justifie les moyens et qu’il faut donc recourir à la violence, comme on dit plus communément : « il faut combattre le mal par le mal ». Il n’en reste pas moins qu’à force d’utiliser les mêmes armes, à adopter les mêmes postures, les mêmes procédés, on finit par devenir les mêmes. Ce phénomène que l’on nomme énantiodromie (la permutation dans le temps d’une chose en son contraire) est particulièrement visible quand les idéologies qui s’affrontent sont à la base diamétralement opposées.

Dans cette logique des oppositions, les belligérants finissent toujours par se confondre comme le montre l’illustration ci-dessous qui reprend la fameuse illusion du « lapin-canard » (voir l’étendard que les guerriers arborent).

On remarquera qu’on ne peut percevoir simultanément les deux animaux (le lapin et le canard), il faut tour à tour passer d’une vision à une autre. Quand je vois le lapin, je suis aveugle au canard et réciproquement. Si je ne veux (ou ne peux) voir qu’un canard alors le lapin ne m’apparaitra pas. En d’autres termes plus ma conviction est forte, plus il m’est difficile de concevoir un autre point de vue que le mien. Par ailleurs, plus l’opposition est grande, plus ma propre position s’en trouve renforcée :

« Comment peut-on ne pas reconnaitre le dieu-lapin (ou canard) ?

Ces hommes persistent à croire au dieu-canard (ou lapin) malgré l’évidence, ils sont soit aveugles soit fous, il faut donc les convertir ou les annihiler !»

La logique est imparable et permet de justifier toutes les formes de violence et d’oppression.

L’exemple du lapin-canard pour illustrer le phénomène de l’énantiodromie semble caricatural mais en réalité il nous concerne tous et cela d’autant plus que nous croyons y échapper.

Le processus est difficilement perceptible et s’élabore de manière inconsciente, il suppose d’ailleurs un aveuglément du sujet : certain de sa vision du monde, de son idéologie, toute opposition ou contradiction est rejetée et devient ce point aveugle dont il tire sa substance.

Ainsi le philosophe qui critique le côté moralisateur de son interlocuteur en se voulant « ironiste » devient de ce fait à son tour moraliste, ou bien l’individu qui reproche avec véhémence l’avarice de ses parents et qui ensuite par ses faits et gestes prouve d’une manière patente sa propre cupidité…

Le film « l’ultime souper » illustre parfaitement le phénomène de la transformation d’une idéologie en son contraire. Il met en scène une bande d’étudiants libertaires et idéalistes qui à la suite d’une confrontation mortelle avec un extrémiste décide d’œuvrer pour le bien de la société en basculant dans le meurtre systématique d’intégristes et autres fanatiques… Autre exemple plus récent tiré du cinéma, « J’ai infiltré le Ku Klux Klan », le réalisateur met en scène dans un jeu de miroir deux meeting filmés simultanément celui des black power et celui des suprémacistes blancs. Malgré les différences dans les discours, le spectateur ne peut s’empêcher de constater la même ferveur dans chaque camp, ce sentiment est renforcé à la fin de la scène où chaque camp clame son cri de ralliement (« Black power » – « White power »). Le réalisateur par ce procédé renvoie dos à dos ces deux ennemis, quel est le point commun entre le KKK et les blacks power ? A cette question qui ressemble à une mauvaise blague, la réponse de Spike Lee est sans ambiguïté : ce sont la haine et la violence.

L’Histoire passée et actuelle regorge de mouvements (féministes, populistes, altermondialistes…) ou partis prônant une idéologie et qui débouchent dans les faits à une idéologie contraire. Pensons par exemple aux chantres de l’égalitarisme qui deviennent de farouches autoritaristes quand ils arrivent au pouvoir, instaurant ainsi les inégalités qu’ils étaient censés abolir.

On pourrait multiplier à l’envi les exemples, si ces situations ne nous échappent pas quand nous sommes extérieurs aux phénomènes, il est en revanche plus difficile de les apercevoir et de s’en prémunir quand elles nous concernent.

Peut-on se prémunir du phénomène énantiodromique ?

Le fonctionnement de l’énantiodromie semble inéluctable et vouloir s’en prémunir serait la meilleure façon d’y succomber.

Celui qui souhaite combattre le phénomène énantiodromique doit avoir conscience du caractère particulièrement paradoxal de sa tâche. En effet, ne vais-je pas en voulant rompre la boucle énantiodromique resserrer le lien dont je veux me débarrasser ?

Il est vrai que les velléités pour ne pas reproduire un comportement honni se soldent souvent par un échec. Comme cet homme par exemple, qui a 20 ans s’était juré de ne pas devenir comme son père, “ce petit bourgeois étriqué de province”, et qui, oh surprise, se retrouve dans ses charentaises quelques années après…

Le phénomène tire sa force de processus inconscients puissants qui échappent aux intéressés, c’est pourquoi vouloir y échapper peut sembler vain. Avant de tenter d’apporter des solutions, il est judicieux d’en comprendre d’abord les mécanismes.

Le modèle énantiodromique

4 phases sont constitutives du phénomène énantiodromique, leurs corrélations aboutissent à la transformation d’une croyance en son contraire :

 

       1) Conviction : il y a une adhésion forte en une croyance le plus souvent irrationnelle et/ou passionnelle, fondée sur un socle émotionnel prégnant (ex : dégoût, rejet d’une position, d’une idée…). C’est le plus souvent une croyance fondamentale et d’ordre existentiel (religieuse, morale, politique), elle constitue un dogme pour l’individu. Elle repose la plupart du temps sur des raisonnements simplistes.

Ex : « Il n’existe qu’un dieu, c’est le dieu Lapin »

 

     2) Contradiction : la conviction entre en contradiction avec une autre croyance (une croyance opposée). Ces convictions opposées s’entrechoquent et en même temps elles sont liées intrinsèquement car elles se sont constituées initialement contre…

Ex : « Des hommes croient en un autre dieu : le dieu canard. Notre dieu Lapin est le seul véritable dieu, le dieu canard est un faux dieu »

 

        3) Conflit : la contradiction est vécue comme une aporie indépassable où la seule issue envisagée par les partis en opposition est la lutte à mort.

Ex : « There can be no peace until they renouce their rabbit God and accept our Duck God »(voir légende du dessin).

  

      4) Transformation : cette lutte (dé)génère un renforcement mutuel qui se termine soit par la destruction (temporaire) ou la soumission (contrainte) de l’autre position. Dans tous les cas, une transformation se produit qui conduit à la position contraire initialement défendue, jusqu’à une nouvelle résurgence des oppositions.

 

Ces 4 phases sont « aveugles », les sujets en subissent les effets, ils n’ont qu’une perception confuse et partielle des forces qui agissent à leurs dépens. Plus le phénomène est « inconscient » plus il se réalise avec force et détermination.

 

 

Comment se prémunir du phénomène énantiodromique ?

Si le phénomène est inconscient, il s’agit alors d’en révéler les mécanismes et d’en parcourir les étapes autant que faire se peut avec conscience et lucidité. Seul l’usage de la raison et la mise à distance des émotions permettent de sortir de la boucle énantiodromique.

 

1)    Conviction

 

Dans la mythologie grecque, Héraclès vainquit Antée en l’arrachant du sol où il puisait sa force. Pour combattre l’énantiodromie, il faut agir de même : à la source, c’est-à-dire au niveau de la conviction.

On serait tenté de dire que le véritable danger c’est la conviction et que par conséquent il serait judicieux de ne pas en avoir. Mais la solution des sceptiques antiques, la suspension du jugement (l’épochè), bien que séduisante n’est pas viable. Outre le fait que le sceptique n’échappe pas à l’autocontradiction, ne pas affirmer de point de vue c’est encore en affirmer un (car alors on affirme qu’on n’affirme rien !), nous ne pouvons restés spectateurs, il nous faut nous engager. S’il y a des croyances fausses, il y a surtout des croyances dangereuses.

 Une croyance n’a de valeur que si elle est rationnellement justifiée, je dois être en mesure d’apporter des raisons, des preuves de ce que je crois.

Si cela est nécessaire ce n’est pour autant pas suffisant, nous connaissons tous de ces personnes qui empilent les raisons comme des briques avec au final le sentiment d’avoir parlé à un mur. On peut en effet toujours rationaliser son point de vue et se convaincre (rarement les autres) de sa bonne foi. C’est ici qu’il nous faut convoquer de nouveau les sceptiques, sans abandonner ma conviction, je dois apprendre à cultiver le doute, ne jamais considérer qu’un point de vue est définitif sur un sujet, mais douter de mes croyances les plus certaines car le véritable danger c’est la certitude d’avoir raison, d’être détenteur de LA vérité.

Cette attitude va à l’encontre de ce que nous faisons habituellement, nous préférons le confort de nos pensées et l’entre soi, les sentiments et nos émotions plutôt que la raison.

 Avec des exercices appropriés (drills sur les objections, critique interne et externe…), nous pouvons apprendre à nous défaire de ces habitudes mortifères pour la pensée. S’il y a combat, c’est d’abord en soi même qu’il doit avoir lieu, toute « réforme de l’entendement » suppose de penser contre soi-même.

 

2)    Contradiction

 

Une autre habitude néfaste est de considérer la contradiction comme un élément négatif et qui amènerait fatalement au conflit. Celui qui est en désaccord, qui s’oppose est considéré le plus souvent comme un ennemi, il ne peut en être autrement car « celui qui s’attaque à mes idées s’attaque à ma personne » selon l’homme de conviction.

Il faut donc voir l’opposant comme un adversaire et non comme un ennemi. L’adversaire me fait progresser et me sort de ma somnolence mentale, comme le dit Montaigne il faut « s’avancer vers celui qui me contredit, qui m’instruit ». Que dit mon adversaire ? Quels sont ses arguments ? Qu’est ce qui est faux (ou vrai) dans ce qu’il dit ?

Je me dois d’aller en terrain adverse pour me confronter à l’autre, à sa pensée, pas avec le désir de gagner mais avec celui d’apprendre et d’évoluer. Cela n’est possible que si je décide d’abord de comprendre, d’évaluer, de juger la pensée de cet autre, en surmontant mon aversion première pour son « étrangeté ». C’est une expérience troublante parfois choquante mais qui nous permet d’accéder à notre impensée, ce que nous ne voulons pas voir par peur ou par lâcheté. Une résistance exacerbée envers une idée ou une opinion est souvent le signe d’une ambivalence vis-à-vis de ladite idée, elle nous montre les limites de notre pensée. Pourquoi je rejette d’emblée cette idée sans même l’examiner ? Que dit elle de moi et de mon schéma de pensée ? Nous sommes étonnés d’entendre dans les ateliers la réaction épidermique de certains participants à des idées contraires aux leurs, les « je ne suis pas d’accord… » fusent alors même que l’interlocuteur n’ait achevé sa phrase.

Au lieu de promulguer dans les réunions la recherche du consensus obligatoire, qui gomme toutes les aspérités et les divergences entre les participants et amène au final à un consensus « mou », provoquez plutôt le dissensus constructif, convoquez les empêcheurs de penser en rond, c’est le meilleur moyen pour éviter le conflit larvé dans les équipes.

La pratique philosophique permet de favoriser et de « cadrer » le dissensus. Les participants apprennent à considérer la contradiction comme une chance et non comme un danger.

 

3)    Conflit

 

Si vous êtes arrivé à ce stade, c’est que vous avez échoué !

Empêtrer dans un conflit, il faut posséder le talent du baron Munchhausen, celui de s’extraire soi-même d’une situation délicate à laquelle vous avez contribué (Le baron se sortit d’une mare boueuse en se tirant lui-même par les cheveux !). En vérité peu ont ce talent ! C’est pourquoi, il faut parfois recourir à l’intervention d’un tiers (médiateur, arbitre…) pour sortir du conflit.

 Le médiateur tentera d’établir un dialogue entre les partis, il devra mettre à jour les visions respectives, les intérêts divergents et les attitudes bloquantes de chacun pour permettre un compromis voire un accord entre les différents protagonistes.

Dans les ateliers, c’est l’animateur qui veille au dialogue et à la construction d’une pensée commune entre les participants.

Il n’est pas toujours possible de recourir à un tiers pour résoudre un conflit et il se peut également que votre adversaire soit en réalité un ennemi qui vous veut du mal. En général, nous les reconnaissons rapidement (sauf les manipulateurs), ce sont des individus obtus qui refusent le dialogue (absence d’écoute, de compréhension et jugements catégoriques), ils adoptent un ton péremptoire et tiennent des propos outranciers dénués de tous arguments. Ils sont animés uniquement par la passion qui se transforme en rage à la moindre contradiction. Ils utilisent le sarcasme, l’attaque personnelle, les menaces voire les insultes (parfois tout à la fois).

Face à ce type d’individu (plutôt rare), il faut fuir ou rompre l’échange le plus rapidement possible. Mais ce n’est pas toujours possible…

Si vous devez riposter alors utiliser l’humour et l’ironie, une bonne pique au bon moment vaut mieux qu’une litanie d’attaques et de justifications laborieuses. La riposte doit être courte et percutante.

Nous sommes parfois confrontés à la mauvaise foi et aux attaques (dû à la susceptibilité de certains participants et à l’inconfort que génère parfois la méthode) lors des ateliers et séminaires. Des techniques existent pour éviter les conflits et maintenir les participants dans la confrontation positive et faire retomber les tensions.

Le conflit est toujours une épreuve sur le moment mais il peut être source également de connaissance sur soi-même : comment je gère mes émotions face à l’agressivité, à l’attaque ? Qu’est ce qui me fait sortir de mes « gonds », et pourquoi ? Comment aurais-je pu éviter cette situation ?

Ces quelques questions, si elles ne nous permettent pas de régler les conflits favorisent la confrontation… Avec soi-même.

 

4)    Transformation

 

Si le conflit dans le phénomène énantiodromique amène au final à un renversement non intentionnel de la position initiale, nous pouvons fort heureusement changer de position volontairement sans passer par la case conflit.

Certes, ce n’est pas la tendance actuelle, nous sommes plus habitués au « dialogue de sourd », à la polémique et au « clash ». Dans la société 2.0, nous sommes sommés de choisir un camp et de nous y tenir, malheurs aux indécis et aux sceptiques. L’heure est à l’engagement (sur les réseaux sociaux et derrière son écran en ligne le plus souvent !), peu importe la cause pourvu qu’on ait l’indignation à la bouche et la larme à l’œil. Les tweets, commentaires et likes ont remplacé désormais les raisonnements et les développements, nous picorons telles des poules le même grain chaque jour, dans la même mangeoire, qui une fois digéré devient ce que nous appelons « nos convictions ».

Après cette digression (l’auteur n’est pas lui-même exempt de contradiction !), il est clair que l’injonction kantienne de penser par soi-même n’a jamais été autant d’actualité. Mais penser par soi-même n’est pas une activité solitaire, nous ne pensons réellement qu’avec les autres contre les autres. C’est dans le dialogue authentique, que nous nous forgeons notre propre pensée et qu’ainsi nous pouvons abandonner nos opinions infondées, nos croyance irrationnelles et non justifiées. C’est encore le dialogue qui nous permet de dépasser les oppositions et d’accéder à une possible 3ème voie : la fameuse synthèse de la dialectique (celle que les lycéens en cours de philosophie s’échinent à découvrir lors des dissertations). Ce mouvement de la pensée consiste à faire émerger de la confrontation d’une thèse et d’une antithèse, une 3ème voie censée réconcilier les opposés. Si l’exercice est laborieux à réaliser pour les lycéens : le résultat est souvent artificiel se résumant à « oui… ! (Thèse), bah non ! (Antithèse), au final ni oui ni non ! (Appelée aussi synthèse « Normande »), il l’est encore plus dans « la vraie vie », quand nous défendons nos convictions et quand c’est notre être que nous engageons.

Ce mouvement dialectique ne peut se réaliser que dans le dialogue, dans la confrontation des points de vue argumentés. Mais on aurait tort de la considérer comme une fin en soi, il serait illusoire de croire que de parvenir à la synthèse permettrait de balayer les oppositions. Au mieux, elle permet de prendre conscience des forces en jeu que l’émotion et les passions nous masquent le plus souvent. Plus qu’une hypothétique et ambitieuse synthèse à réaliser, nous devons veiller au préalable à exposer notre position et la soumettre au jugement d’autrui puis explorer la position adverse, non pas pour la détruire ou l’annexer mais pour la comprendre afin de pouvoir décider en toutes connaissances de causes quelle position, quelle croyance nous devons adopter. Cela suppose, d’abandonner nos certitudes pour un retour à la Philia (amitié chez les grecs anciens), où le véritable ami est aussi notre meilleur ennemi, celui-là même qui nous permet de tendre vers la vérité.

 

 

 

L’énantiodromie dans son processus serait de l’ordre d’une dialectique forcée et avortée. Pour en sortir et l’éviter, il faudrait donc a contrario « marcher dans le bon sens » (enantios : contraire ; dromos : courir ; littéralement « courir en sens contraire »).

Nous nous sommes efforcés d’esquisser le chemin du bon sens (dans tous les sens du terme !), en montrant les obstacles : relativisme, scepticisme, dogmatisme…

Ce chemin incessant vers la vérité est d’abord à parcourir en soi-même.

Et si nous commencions par voir en toutes choses le lapin et le canard avant de nous engager ?

Philo pratique


Lors des formations et ateliers, le praticien philosophe invite les participants à explorer l’autre versant d’une position. Il ne s’agit pas de tomber dans le relativisme, mais de prendre conscience que nos certitudes sont des obstacles à la pensée. Le travail sur les objections et la critique interne et externe permettent aux participants d’acquérir une « souplesse » intellectuelle. Comme le dit Spinoza, il faut d’abord comprendre avant de juger. Une idée peut paraitre choquante, saugrenue, mais tant que je ne l’ai pas comprise et envisagée sérieusement, je reste prisonnier de mes émotions et de mes réactions.

Nous avons tous une tendance naturelle dont nous devons prendre conscience, suis-je plutôt relativiste ? Sceptique ? Ou bien dogmatique ? En quoi cette position peut poser problème ? Après avoir fait ressortir notre tendance, le travail sera alors de lutter contre elle, car penser c’est d’abord penser contre soi-même…

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